[Couplet] Bbm-Bb7 D#m-F7 Bbm-F# C7-F7 - Bbm-F# G#-C# Bbm-Bb7 D#m-F7 - Bbm-F# C7-F7 Bbm-C7>F7 (Bbm)
La veuve et l'orphelin, quoi de plus émouvant - Un vieux copain d'école étant mort sans enfants
Abandonnant au monde une épouse épatante - J'allai rendre visite à la désespérée
Et puis, ne sachant plus où finir ma soirée - Je lui tins compagnie dans la chapelle ardente
Pour endiguer ses pleurs, pour apaiser ses maux - Je me mis à blaguer, à sortir des bons mots
Tous les moyens sont bons au médecin de l'âme - Bientôt, par la vertu de quelques facéties
La veuve se tenait les côtes, Dieu merci - Ainsi que des bossus, tous deux nous rigolâmes
Ma pipe dépassait un peu de mon veston - Aimable, elle m'encouragea, bourrez-la donc
Qu'aucun impératif moral ne vous arrête - Si mon pauvre mari détestait le tabac
Maintenant, la fumée ne le dérange pas - Mais où diantre ai-je mis mon porte-cigarettes
À minuit, d'une voix douce de séraphin - Elle me demanda si je n'avais pas faim
Ça le ferait-il revenir, ajouta-t-elle - De pousser la piété jusqu'à l'inanition
Que diriez-vous d'une frugale collation - Et nous fîmes un petit souper aux chandelles
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Regardez s'il est beau, dirait-on point qu'il dort ║ La Fessée - Georges Brassens ║
Ce n'est certes pas lui qui me donnerait tort ╚══════════════════════════════╝
De noyer mon chagrin dans un flot de champagne - Quand nous eûmes vidé le deuxième magnum
La veuve était émue, nom d'un petit bonhomme - Et son esprit se mit à battre la campagne
Mon Dieu, ce que c'est tout de même que de nous - Soupira-t-elle, en s'asseyant sur mes genoux
Et puis, ayant collé sa lèvre sur ma lèvre - Me voilà rassurée, fit-elle, j'avais peur
Que, sous votre moustache en tablier de sapeur - Vous ne cachiez coquettement un bec-de-lièvre
Un tablier de sapeur, ma moustache, pensez - Cette comparaison méritait la fessée
Retroussant l'insolente avec nulle tendresse - Conscient d'accomplir, somme toute, un devoir
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir - Paf, j'abattis sur elle une main vengeresse
Aïe, vous m'avez fêlé le postérieur en deux - Se plaignit-elle et je baissai le front, piteux
Craignant avoir frappé de façon trop brutale
Mais j'appris, par la suite, et j'en fus bien content - Que cet état de choses
durait depuis longtemps - Menteuse, la fêlure était congénitale
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Quand je levai la main pour la deuxième fois - Le cœur n'y était plus, j'avais perdu la foi
Surtout qu'elle s'était enquise, la bougresse - (Avez-vous remarqué que j'avais un beau cul
Et ma main vengeresse est retombée, vaincue - Et le troisième coup ne fut qu'une caresse x2)